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Ego auxiliaires en psychodrame de groupe et individuel

Par Dana DRAGOTEANU.

Dans cet article, je vais me référer à l’un des cinq éléments que Moreno a décrits pour le psychodrame : « la scène, le sujet ou le patient, le directeur, l’équipe thérapeutique ou les ego auxiliaires et le public ». Je décrirai mon expérience de travail à la fois avec les ego auxiliaires dans le psychodrame de groupe et avec une « équipe thérapeutique » dans la thérapie individuelle de patients ayant une pathologie psychiatrique. Dans ces cadres, j’ai analysé les fonctions des ego auxiliaires dans la direction psychodramatique et les facteurs thérapeutiques impliqués.

Les fonctions de l’ego auxiliaire dans la thérapie de groupe psychodramatique

« Le patient est encouragé à maximiser toutes les expressions, actions et communications verbales plutôt qu’à les réduire. » (Zerka T. Moreno)

L’ego auxiliaire (ou auxiliaire) :

  • est choisi par le protagoniste parmi le public – choix basé sur une combinaison de caractéristiques personnelles et par une télé-relation – pour représenter et donner vie à des personnes significatives dans la vie du protagoniste ;
  • portraie le rôle comme défini par le protagoniste ;
  • n’est pas qu’un simple acteur récitant sa partition. Il doit collecter et sélectionner l’information du contenu verbal du protagoniste, la posture corporelle et créer le rôle aussi proche que possible de la perception que le protagoniste en a. Pour ce faire, il utilise ses propres expériences et ressources.
  • utilise sa propre spontanéité, stimule le protagoniste pour donner des réponses émotionnelles aux rôles que l’ego auxiliaire joue, afin que le sentiment du protagoniste envers la personne réelle soit reproduit ;
  • investigue et représente la nature de la relation / interaction entre le protagoniste et le rôle qu’il joue ;
  • permet – à travers sa propre présence – une confrontation effective avec les fantasmes du protagoniste, contraignant celui-ci à les cadrer dans un espace et un temps définis. Cet auxiliaire est une vraie personne, porteuse du fantasme du protagoniste, sans être identifié. Cette confrontation contraint le protagoniste à tester la réalité ;
  • aide le directeur de jeu à s’affranchir des transferts en attirant ces significations ; ainsi, il devrait maintenir une relation thérapeutique qui offre sécurité, un télé positif et un sentiment d’être « contenu » lorsque des émotions intenses émergent (Boria, 2005) ;
  • est un intermédiaire entre le directeur de jeu et le protagoniste. Dans sa relation avec le directeur de jeu, l’auxiliaire fait partie de la stratégie directrice, est un co-thérapeute. En tant qu’extension du protagoniste, l’auxiliaire aide le protagoniste à voir plus que le personnage dans sa dimension subjective et à vérifier sa propre perception à l’égard de ce personnage ;
  • joue en tant que double et miroir.

Dans la psychothérapie psychodramatique, lorsqu’on en vient au contrat – à la fois au niveau individuel avec chaque membre du groupe et au niveau du groupe entier en tant qu’entité –, il est important de mentionner que la méthodologie psychodramatique implique aussi de prendre les rôles auxiliaires comme partie du processus thérapeutique.

Pour la personne qui joue le rôle auxiliaire, il y a de nombreux bénéfices :

  1. Plus le répertoire de rôles que la personne joue est riche, plus cette personne est capable de développer et d’étendre ses rôles ;
  2. en tant qu’extension du directeur de jeu, suivant ses instructions pour convenir à sa stratégie, la personne qui joue le rôle auxiliaire apprend comment fonctionne la thérapie et comment elle peut être un agent thérapeutique pour elle-même et pour les autres ;
  3. en tant qu’extension du protagoniste de jeu, l’auxiliaire intègre une expérience qui peut être différente ou semblable, devenant plus conscient des limites de son propre rôle.

Il y a aussi des situations où une personne peut être submergée et profondément touchée par la signification du rôle auxiliaire, si bien qu’elle ne peut jouer pleinement le rôle.

Les bénéfices thérapeutiques pour la personne qui joue le rôle auxiliaire sont nombreux. L’un de mes clients en thérapie de groupe décrit cette expérience :

Andra L., 36 ans : « Le premier rôle duquel je suis tombé amoureux en psychodrame et qui m’est cher est celui de l’auxiliaire. La plupart du temps, j’y trouve quelque chose de moi-même, parfois je m’identifie pleinement à lui, d’autres fois j’y trouve des émotions ou des sentiments dont j’avais peur ou que je ne voulais pas reconnaître ou exprimer jusque là. Et même lorsque je n’y trouve rien de moi-même, je suis heureux de pouvoir me familiariser avec quelque chose de différent. Lorsque j’ai commencé le psychodrame, c’était difficile pour moi et j’avais même peur de certains rôles auxiliaires, ou j’étais triste lorsque je recevais des rôles où j’identifiais des parties de moi que je n’aimais pas ; maintenant, je veux être choisi comme auxiliaire même dans des rôles moins familiers ou dans des rôles qui sont difficiles pour moi.

Etre un auxiliaire m’apporte aussi la joie d’aider le protagoniste, de contribuer et de le soutenir. Parce que je sais combien il est important de recevoir de l’aide, de ne pas être seul, d’avoir des personnes pour vous soutenir. Et pour moi, il est important d’offrir mon soutien, de sentir cet accomplissement et de savoir que je fais partie du psychodrame de quelqu’un.

Le rôle d’auxiliaire m’aide à me connaître mieux moi-même, me donne des réponses à mes propres problèmes et parfois m’offre de nouvelles perspectives pour me pencher sur ma propre vie. »

Ainsi, jouer le rôle auxiliaire aide au développement de la créativité, stimule le besoin de mieux connaître la forme d’anxiété de sa propre vie et de la vie des autres, d’entraîner la flexibilité dans le jeu de rôles, et de favoriser l’acceptation de certaines parties de soi, ces parties qui étaient inacceptables jusqu’à ce moment.

 

Les fonctions des ego auxiliaires dans le psychodrame individuel avec des patients psychotiques

« En soutenant leurs hallucinations et illusions, les auxiliaires sont capables de les contenir dans les limites de la réalité psychodramatique. Cela permet à l’équipe psychodramatique de guider le patient à se gérer lui-même et, pendant ce temps, de prévenir un affaiblissement supplémentaire dans la psychose. » (Moreno, 1940)

Alors que dans la psychothérapie psychodramatique de groupe, les auxiliaires sont impliqués dans un processus réciproque avec le protagoniste (c’est-à-dire que l’auxiliaire devient aussi un protagoniste à un autre moment du groupe), dans la thérapie psychodramatique individuelle avec des patients psychotiques, les auxiliaires sont des professionnels et la relation est unilatérale, c’est-à-dire que l’activité psychodramatique ne concerne que le patient. Il peut y avoir de courts moments de divulgation de soi pour les auxiliaires, mais seulement lorsqu’ils sont utiles au protagoniste. Ainsi, les auxiliaires auront à représenter non seulement le monde intérieur du protagoniste, mais aussi le monde extérieur, le monde social.

Faire du psychodrame avec des patients psychotiques implique d’avoir une grande flexibilité et créativité pour être capable de faire face aux fantasmes psychotiques. Cela implique d’avoir une conscience adéquate de ses propres ressources et limites pour être capable de se confronter à l’étrangeté, à l’anxiété écrasante, aussi bien que la condition existentielle impliquée dans la psychose.

Par conséquent, en se référant aux fonctions dans ce cas particulier, nous pouvons dire que l’auxiliaire professionnel :

  • libère le patient d’une forme extrême d’isolement – l’hallucination. Moreno (1945) a vu à quel point il était précieux de faire participer les patients avec leurs auxiliaires, afin qu’ils sortent de leur isolement, pour se rencontrer eux-mêmes et aussi les autres et, ainsi, faciliter leur retour dans le monde social ;
  • prend le rôle requis par le protagoniste pour jouer le rôle d’un autre significatif, d’une hallucination, d’une illusion ;
  • accepte le rôle comme il a été décrit par le protagoniste, le jouant comme il a été présenté (même de manière stéréotypique et biaisée) ; ensuite, commence à étendre le rôle en introduisant des sentiments personnels existentiels, des perceptions, des pensées qui ont été expérimentées tout au long de la séance de psychodrame (Hollander, 1979) ;
  • crée le contexte d’interaction, afin de permettre à la spontanéité de se développer ;
  • offre une expérience corrective, une sensation d’acceptation et de confiance que les patients ont rarement rencontrée dans leur vie quotidienne ;
  • reflète ; l’auxiliaire professionnel est un « miroir – modèle – bon pour s’identifier » (Dotti, 1991) ;
  • joue les rôles que le patient psychotique centré sur lui-même déforme ;
  • sait comment donner de la force et de l’expression aux rôles dans les moments-clés ;
  • peut jouer ces rôles difficiles ou désagréables qui présentent le risque d’être vécus par les patients non comme des rôles interprétés mais comme des rôles réels ;
  • expose sa propre personne d’abord dans les moments difficiles ;
  • contribue à l’activation de la spontanéité, proposant des contre-rôles qui stimulent des contenus émotionnels ;
  • accorde une grande attention à la réduction du rôle lorsque le patient pourrait devenir productif
  • transforme l’acting-out en acting-in ;
  • modèle la capacité du double, du miroir et du renversement de rôle pour le patient.

Ci-dessous, les défis du rôle de l’auxiliaire décrits par Florin G., qui a travaillé en tant qu’auxiliaire professionnel / co-thérapeute ces deux dernières années :

« Etre un auxiliaire signifie commencer avec l’ouverture à la rencontre de l’autre, commencer avec une pleine responsabilité un voyage d’accompagnement pour le protagoniste. Le rôle d’auxiliaire commence par être au service du protagoniste qui a besoin d’être accompagné lorsqu’il explore son propre monde intérieur. Plusieurs dimensions d’accompagnement composent ce rôle [d’auxiliaire] : soutenir, doubler, jouer, refléter et, si nécessaire, amplifier.

Plus que de regarder les protagonistes, il y a le besoin de les observer attentivement et de les jouer avec précision, leur donnant la possibilité de se voir eux-mêmes à travers vos yeux.

Etre un auxiliaire professionnel est comme être un guide professionnel. Mais au contraire du guide, l’auxiliaire n’explique pas ni ne fournit d’informations. Plus que cela, l’auxiliaire ne connaît jamais le chemin, il ne prend donc jamais d’initiative. Le protagoniste prend toujours l’initiative et vous le suivez dans son besoin d’exploration, d’expression, d’expérimentation. Par conséquent, l’auxiliaire est une présence et un soutien pour le protagoniste qui explore et cherche des explications et de nouvelles significations liées à lui.

En tant qu’auxiliaire, vous avez besoin de connaître et d’accepter que chaque fois que vous faites face à un nouveau défi, votre rôle est d’observer et de ressentir, afin que vous puissiez jouer avec précision, sans trahison, sans gâcher ni changer la forme de ce que le protagoniste vit et exprime. Le défi est d’être pleinement présent, d’être connecté à l’ici et maintenant, afin de rejoindre le protagoniste. Les multiples façons d’être (être un guide, être un miroir, être une boîte de résonnance / un amplificateur) sont tous censés être effectifs au profit du protagoniste.

Le défi le plus sérieux est de maintenir l’équilibre entre ces deux soi : le soi-observateur et le soi-acteur.

Je vois le rôle de l’auxiliaire professionnel comme un moyen de pratiquer une ascension très spéciale : grimper les sommets où vous pouvez observer avec attention et ensuite descendre dans les profondeurs des problématiques observées, les rendant visibles à l’explorateur. »

Une expérience de travail avec un patient psychotique

Je présenterai ici brièvement mon expérience avec un patient ayant une schizophrénie paranoïaque, que je nommerai Laura.

Laura a maintenant 40 ans et elle a commencé à venir chez moi lorsqu’elle en avait 26, sur la recommandation d’un collègue psychanalyste. Elle venait juste de tenter de se suicider et de vivre une hospitalisation psychiatrique, où le médecin l’avait encouragée à écrire des pièces de théâtre. Elle suivait également une thérapie psychanalytique, et le psychanalyste pensait que ces pièces pouvaient être mises en scène. C’est ainsi qu’elle arriva chez moi.

Laura avait déjà une riche histoire psychiatrique à 26 ans : dans son enfance, elle avait été diagnostiquée autiste et, après plusieurs tentatives de suicide et de décompensations psychotiques, on lui avait diagnostiqué une schizophrénie paranoïaque. Elle refusait le traitement psychiatrique et faisait de l’automédication, elle ne sortait pas de sa maison et avait des hallucinations terrifiantes, lui causant des angoisses. Elle vivait et vit encore avec ses parents, et en tant qu’enfant unique toute l’attention et l’existence de ses parents avaient été dictées par le soin qui lui était accordé. Pas toujours avec réussite.

Les premières séances avec Laura se firent en séances individuelles. Elle était logorrhéique, anxieuse et plein de symptômes psychosomatiques. Elle avait régressé et disait même d’elle qu’elle était « comme un poussin ». Nous avons décidé de mettre en scène ses pièces de théâtre et elle m’a demandé de trouver des acteurs pour la rejoindre sur scène. Je lui ai dit que je pratiquais une forme de théâtre différente qui ne suit pas forcément un scénario, nous avons négocié et sommes parvenues à un accord : nous jouons ses pièces et faisons parfois du psychodrame. Mais ce n’était pas si simple !

Je suis aussi formatrice de psychodrame, j’ai choisi deux étudiants ayant une expérience clinique d’auxiliaires professionnels. Et c’est ainsi que le voyage de Laura a commencé.

Les deux premières années, nous n’avons joué que ses « pièces » (l’illusion), pour lesquelles elle n’a accepté aucune déviation. Il y avait des stéréotypes et des répétitions. Les auxiliaires se soumettaient à la direction de Laura. De temps à autre, je doublais et faisais le miroir, je l’invitais à regarder la pièce depuis l’extérieur de la scène. La plupart du temps, elle déclinait l’invitation.

La première chose qui eut un impact sur Laura fut pour elle de voir que sur scène, les « acteurs »/auxiliaires pouvaient incarner les fantasmes de sa propre illusion et qu’en dehors de la scène ils devenaient eux-mêmes, offrant des retours sur ce qui venait de se terminer sur scène. Ainsi, elle commença à les découvrir avec leur humanité et les effaça de ses projections. Peu à peu, Laura commença à se détacher de son propre script, et nous commençâmes à jouer des rôles nouveaux, plus spontanés. Nous devions être attentifs pour éviter qu’elle ne devienne productive car elle n’était pas en traitement psychiatrique. Nous avons parcouru ses étapes de développement, les auxiliaires prenant les rôles de double ou de miroir, créant un bon environnement de substitution pour Laura. Elle commença à être capable de créer des doubles et des miroirs, de sortir de scène et de l’observer de manière plus détachée.

Pendant tout ce temps, elle eut envers moi une attitude ambivalente, dévoilant le transfert qu’elle a fait, qu’elle a exprimé : « Je vous déteste, mais je vous aime aussi », une attitude qu’elle a envers ses parents, qu’elle aime, « mais je les vois aussi comme des monstres ».

Une autre tentative fut le renversement de rôles. Au début, elle l’a adopté comme une position relationnelle. Elle manquait d’empathie et de capacité à se décentrer perceptivement, mais elle pouvait observer son propre rôle joué par l’auxiliaire avec toute l’expressivité, incluant ses tics verbaux et gestuels, et son langage limité. Cela créa un autre impact. Elle commença à demander aux auxiliaires comment ils la voyaient et devint intéressée par les reflets qu’ils offraient.

Nous travaillons encore sur sa capacité à se mettre dans les habits des autres, à comprendre que les autres personnes ont leurs propres motivations et au fait qu’ils ne sont pas seulement des extensions d’elle-même pour satisfaire ses seuls besoins. Laura accepte sa médication et les rôles que nous jouons sont ceux de personnes réelles : la mère, le père, la tante, les collègues de son groupe de soutien, etc.

Voyez ce que Laura dit maintenant : « J’aime quand ils [les auxiliaires] se rapprochent de moi et jouent les rôles de mon père, de ma mère, du révolutionnaire, de Jésus Christ, du sorcier. J’ai ce pansement dans mon âme. C’est comme cela que je voudrais que ma famille soit et je voudrais être à la maison de la façon dont je suis ici avec eux. Mais je ne peux pas l’être [à la maison comme je suis ici] parce que je suis trop agitée ! Je voudrais me sentir mieux comme je me sens ici. Je veux penser à eux, aux acteurs, lorsque je ne vais pas bien, ou penser à vous. Avant, j’avais peur de faire des rôles, maintenant c’est comme un pansement, comme une mère, comme en son sein. »

Il y aurait de nombreuses choses à dire sur le cas de Laura et le riche matériel que j’ai réuni durant 14 ans est assez conséquent pour mériter une approche plus détaillée.

Conclusions de ce cas :

  • Laura a accepté l’aide des auxiliaires et s’est impliquée dans les interactions avec eux. Avec le temps, les personnes jouant les auxiliaires dans la thérapie de Laura ont changé ; elle était toujours intéressée au changement et ainsi sa tolérance à connaître de nouvelles personnes a augmenté ;
  • Avec les auxiliaires, nous avons offert à Laura des stimuli modérés, une structure et de la clarté (J. Casson) ;
  • En jouant et en représentant le matériel psychotique, Laura a développé petit à petit le moi-observateur, gagnant de la distance entre elle-même et son expérience psychotique ;
  • La fréquence des réunions (nous nous sommes rencontrés une heure toutes les deux semaines), la constance des auxiliaires, les discussions sur les changements dans l’équipe thérapeutique et la préparation à ces changements ont offert à Laura un espace avec de la sécurité et de la confiance ;
  • La thérapie individuelle est longue et cela peut apparaître comme une satisfaction manquante. Mais étant donné les conditions dans lesquelles nous avons travaillé – absence de médication, manque d’une famille collaborative et d’un environnement externe social – le psychodrame est un soutien important pour Laura, surtout parce que durant les huit dernières années, il n’y a plus eu de tentative de suicide, elle a suivi un groupe de soutien et elle est devenue de plus en plus indépendante. En ce qui concerne notre satisfaction, à la fois des auxiliaires et de moi-même, nous sommes très fiers que ces scènes en tant que protagoniste ne diffèrent plus de celles des protagonistes sans pathologie. En outre, nous abordons de plus en plus de problématiques existentielles.
  • Concernant les auxiliaires, j’ai construit une équipe durant plusieurs années – une femme et un homme – pour laquelle j’ai travaillé avec plusieurs patients ayant différentes pathologies. Il est très important que les auxiliaires bénéficient d’une supervision ; ainsi, nous garantissons la cohésion de l’équipe, les contenus émotionnels personnels qui ressortent durant l’élaboration du jeu du protagoniste, les aspects de la direction et les stratégies thérapeutiques se clarifient et les ressources expressives peuvent être coordonnées.

 Traduction de l’anglais : Vincent CHAZAUD

Bibliographie

Boria, G. (2005), Psicoterapia Psicodrammatica. Siviluppi del modello moreniano con gruppi di adulti. FrancoAngeli, Milano, Italy, pp. 82-89, 273-275.

Casson, J. (2004), Drama, Psychotherapy and Psychosis. Dramatherapy and Psychodrama with People Who Hear Voices, Brunner-Routledge.

Dotti, L. (1991), Io-ausiliari professionisti nello psicodramma: problematiche nella formazione e nella terapia. Psicodramma, AIPsiM, Milano.

Hollander C. E. (1979), A Guide to Ego Auxiliary Development. Englewood, CO: Colorado Psychodrama Center.

Moreno, J. L. (1940), Psychodramatic Treatment of Psychoses. Sociometry, Vol. 3, No. 2, pp. 115-132.

Moreno, Z. T. (1978), The Function of the Auxiliary Ego in Psychodrama with Special Reference to Psychotic Patients. Journal of Group Psychotherapy, Psychodrama and Sociometry, 31, pp. 163-166.

Toeman, Z. (1946), Clinical Psychodrama: Auxiliary Ego, Double, and Mirror Techniques.

Sociometry: A Journal of Inter-Personal Relations IX, 2-3, pp. 178-183.

 

Date de publication : 7 février 2017

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